Ils immortalisent la vie à la Plaine-des-Palmistes

Postée le 10/12/2021

Lorsque deux photographes décident d’aller documenter la vie des Palmiplainois, ça donne “Traverse”.

Thierry Hoarau et Romain Philippon sont photographes et documentaires. Ensemble, ils capturent les visages et paysages de la Plaine-des-Palmistes. “On a choisi la Plaine-des-Palmistes parce que ça nous semblait être un bon lieux d’exploration pour la photo. On trouvait que la Plaine n’était pas ce qu’il y avait de plus visible. C’est pas forcément sur les cartes postales, donc s’y installer c’était une bonne friche”.

Cette résidence a permis la naissance de “Fèy Sonj”, un journal photographique mensuel, gratuit et exclusivement distribué aux Palmiplainois. Les photographes ont 8 mois pour partir à la rencontre des habitants et s’entretenir avec eux. Leur désir : laisser une trace. “Aujourd’hui, on se rend compte aussi qu’il y a beaucoup de photos produites mais qui resteront sur des cartes mémoires ou sur Instagram. Dans 20 ans, comment on va récupérer tout ça ? Qu’est-ce qui restera lisible ou à disposition ? On ne sait pas."

Les Palmiplainois peuvent ainsi apprendre à se connaître davantage. “On reconnaît la Plaine-des-Palmistes dedans, estime Chloé. Tout à l’heure, on lisait un article sur une madame qu’on voit tout le temps. Après, on apprend qui elle est vraiment. Tous les jours on voit des choses, on apprend avec l’article. C’est bien, parce que c’est que pour nous”.

"Ça me replonge dans mon adolescence"

Tristan Begue pense "que ce journal doit continuer, parce que ça fait ressortir la Plaine-des-Palmistes. On voit des personnes de la Plaine-des-Palmistes, des paysages… Quelque part, en regardant les photos sur le journal ça me replonge dans mon adolescence. Je revois cette Plaine-des-Palmistes comme elle était avant. Il faut que ça vive, il faut que ça évolue pour que, justement, à travers des petites choses simples comme ça, on retrouve l’identité de nous-même”.

Un projet artistique qui a créé une véritable cohésion de quartier. “On prend les photos et puis on les rend, raconte Romain Philippon. Des fois, ça génère de façon individuelle des moments d’émotion pure. Même si on est aujourd’hui en 2021, il y a plein de gens qui n’ont pas l’occasion de se voir”.

Pour Thierry Hoarau, “le geste merveilleux dont les gens nous créditent c’est ça, c’est d’avoir pu sortir du quotidien des choses transparentes, des trésors”.